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Conseil National de Sécurité: voici ce qui change


Un nouveau Conseil National de Sécurité (CNS) s'est tenu ce jeudi matin pour préparer la rentrée de septembre. La bulle de 5 ne sera pas élargie. Par contre, les courses à plusieurs en magasin seront à nouveau possibles et ne seront plus limitées à 30 minutes.

Un Conseil National de Sécurité (CNS) a eu lieu ce jeudi matin. À 13h, une conférence de presse a annoncé les nouvelles mesures. La Première ministre a rappelé que les mesures sévères d'août avaient pour objectif principal une rentrée scolaire pour tous.
LES MESURES
- Malgré la baisse des nouvelles contaminationson ne touchera pas à la bulle de 5 pendant un mois de plus. La Première ministre a rappelé qu'on pouvait se voir à 10 comme en août mais en préservant les distances de sécurité.
"Chacun d'entre nous peut voir ses amis, sa famille, tous ceux qu'il souhaite en fait, sans jamais dépasser 10 personnes en même temps. Mais toujours en respectant les distances de sécurité, lorsque ces personnes ne font pas partie de votre foyer ou de votre bulle" a dit Sophie Wilmès."Néanmoins, nous savons qu'il est difficile de respecter en permanence les distances de sécurité avec les proches. On a envie de s'embrasser, de se prendre dans les bras, de discuter sans respecter les distances. Et c'est à ça que sert la notion de bulle de 5. Il s'agit bien de 5 personnes avec qui votre foyer pourra faire entorse à la règle des distances de sécurité, a ajouté la Première ministre.
Les courses en magasin pourront à nouveau se faire à deux adultes et durant une période non limitée à 30 minutes à partir de lundi prochain. "C'était le CNS de la dernière chance", a réagi un représentant de l'UCM (Union des classes moyennes).
- Enfin, pour les événements culturels, religieux et sportifs, on reviendrait à un nombre de 200 personnes maximum en intérieur et 400 en extérieur.
Concernant les couples séparés qui habitent dans deux pays différents: les personnes qui n'ont pas de lien juridique mais peuvent prouver une relation durable, pourront franchir la frontière ("Au moins un an avant la demande de manière ininterrompue ou si le couple peut prouver qu'il y avait une relation affective depuis 2 ans")
Je le sais, le temps se fait long
"Je le sais, le temps se fait long. Il amène parfois certains à minimiser la situation, et il en amène d'autres à dramatiser. Les chiffres circulent, les indicateurs s'additionnent, les interprétations se multiplient, et ça brouille la perception de la réalité des choses. Ça agace, aussi, ça inquiète. C'est pourquoi nous avons repris les conférences de presse quotidienne", a expliqué Sophie Wilmès.
"Notre situation épidémiologique actuelle n'est ni insignifiante, ni dramatique. Elle est nuancée. Chaque indicateur doit toujours être apprécié de manière relative et être remis dans son contexte. Mais ils sont indispensables pour évaluer la situation".
"Nous avons soif de nos libertés, nous avons soif de partager, nous avons soif de contacts humains, je comprends cette lassitude" a encore déclaré la Première ministre, répondant à la question d'un journaliste, estimant qu'il fallait maintenir les efforts. Il faut continuer d'éviter que les contacts rapprochés se multiplient.
Les règles pour les voyageurs demeurent
Sophie Wilmès a rappelé que ceux qui reviennent de vacances à l'étranger doivent se plier aux règles. "Je rappelle que depuis le 1er août, toutes les personnes arrivant sur notre territoire après un séjour à l'étranger de plus de 48 heures, doit remplir le 'passenger locater form'. Le but est de savoir où le voyageur s'est rendu. Le 14 août, plus de 500.000 formulaires avaient été remplis, cette démarche active des citoyens est prise au sérieux et cela doit continuer", a expliqué la Première ministre à l'issue du Conseil National de Sécurité du jeudi 20 août.
"Pour ceux qui reviennent de zone rouge, il est obligatoire de se faire tester et de rester en quarantaine. Mais s'ils ne présentent pas de symptôme. Aujourd'hui, trop peu de personnes respectent ces règles, or les conséquences pourraient être très importantes".
"Pour les personnes qui reviennent d'une zone orange, ce n'est pas une obligation mais une recommandation. Mais elle doit être prise au sérieux, surtout si ces personnes ont eu des contacts à risque".
Qui compose le CNS?
Pour rappel, le CNS associe le gouvernement fédéral et les ministres-présidents des Communautés et des Régions ainsi que les représentants de divers services et les experts sanitaires. Cet organe collégial prend les décisions politiques pour la gestion de cette crise. C'est lui qui a mis en place le 24 avril la stratégie de déconfinement progressif que suivra la Belgique dans les semaines et mois à venir. La dernière réunion du CNS remonte au 27 juillet dernier. Compte tenu de la situation épidémiologique, les autorités avaient décidé de ne pas activé la phase 5 du déconfinement. Plusieurs mesures avaient été instaurées telles que l’extension du port du masque dans les lieux particulièrement fréquentés. 

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