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Liège : 150 personnes brave le couvre-feu qu'ils estiment être une "entrave à la liberté"


 C’est une scène devenue inhabituelle, comme un pied de nez qui s’est déroulée ce mardi soir dans les rues de la cité Ardente vidées par le couvre-feu qui s’applique dès 22h. 150 personnes ont bravé la règle et ont défilé dans les rues de Liège, armés de pancarte, sans jamais être interpellés par les forces de l’ordre. Le groupe de manifestant a défilé durant plusieurs heures, dénonçant des mesures qui "entravent à la liberté" et "accroissent les inégalités".

"Les mesures sanitaires qui ont été prises par le gouvernement mettent de côté des personnes, les plus fragilisées", dénonce une personne sur place. Ils estiment que les mesures destinées à endiguer la propagation du coronavirus ont été prises "de façon très peu démocratique, avec très peu d’adhésion de la population""On n’est pas contre les mesures mais on souhaite que la population soit associée à la prise de décision en ce qui concerne les mesures sanitaires", poursuit le manifestant.

Si les revendications sont multiples, c’est avant tout le couvre-feu qui était visé par les quelques personnes présentes sur place. "C’est une mesure de temps de guerre, extrêmement grave", se plaint-on dans les rangs des personnes présentes. "Pour susciter l’adhésion des personnes, il faut que la démocratie s’applique."

Le couvre-feu en ligne de mire

Et c’est justement dans les horaires du couvre-feu que la mobilisation s’est tenue puisque le cortège s’est élancé peu après 21h45. Les 150 personnes ont démarré du quartier St-Léonard, en passant par l’Hôtel de Ville, en musique, collant quelques affiches dans la ville.

Par cette action qu’ils assurent être "la première d’une longue série", les personnes présentes veulent défendre "toutes les personnes qui avec le couvre-feu entre autres, ne peuvent plus survivre". "On pense aux personnes sans-abri, aux prostituées, aux toxicomanes, qui vivent des situations bien plus dures qu’auparavant pour des mesures qui ne résolvent rien alors que des mesures auraient pu être prises bien plus tôt dans les grandes entreprises, par exemple. Pour les personnes qui vivent dans la rue, c’est une horreur", martèle un autre manifestant.

Si la police était présente, elle est restée discrète et s’est essentiellement assurée qu’aucun débordement ne survienne. "Ce n’était pas prévu, cette action elle était clandestine mais pour l’instant, il n’y a pas eu d’arrestation", assure l’un des participants. Du côté de la police de Liège, on confirme qu’aucune arrestation n’est à déplorer.

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